Révision constitutionnelle en RDC : « KABILA » veut changer le nombre de mandat présidentiel ?

Posté le 6 mars 2013 par haguruka dans Amakuru

Révision constitutionnelle en RDC : « KABILA » veut changer le nombre de mandat présidentiel ? dans Amakuru joseph_kabila-150x150

Joseph Kabila

Après la signature de l’accord-cadre sur la pacification de l’Est de la RDC,  notre pays se trouve à un tournant décisif. Alors que les contours de ce document ne sont pas encore clairement définis et les modalités pratiques de sa mise en application déterminées, nous entendons de plus en plus parler d’une éventualité de la révision constitutionnelle. A ce sujet, la rumeur s’amplifie depuis la dernière messe du bureau politique  de la MP le week-end dernier à Kingakati. En ce qui concerne le nombre de mandat présidentiel, la Constitution est très claire sur ce point. Seul le peuple souverain peut se permettre de modifier la disposition constitutionnelle y relative et ce, à l’issue d’un référendum. La RDC peut-elle se permettre une telle gageure en ces temps houleux ?

A l’étape où nous nous trouvons, les politiciens congolais doivent s’abstenir de poser des actes susceptibles de jeter l’opprobre sur toute une nation en butte à plusieurs défis à relever notamment la restauration de l’intégrité territoriale, la cohésion nationale, la lutte contre la pauvreté, etc.

Votée en février 2006 par le référendum, la Constitution de la RD Congo a été modifiée en 2011 à la veille des élections présidentielle et législatives. Cette révision constitutionnelle avait provoqué des vagues tant au niveau national qu’international dans la mesure où elle touchait à une matière délicate à savoir, le mode du scrutin présidentiel. En ramenant ce mode de deux à un seul tour, la Majorité présidentielle (MP) a été accusée de tricherie. La tension a été vive à l’époque. Dieu merci la case n’avait pas pris feu, l’opposition s’étant inclinée devant la loi de la majorité.

Cette fois-ci, le contexte est tout différent. Il faut d’abord revenir sur le consensus originel qui veut que le président de la  République, pour autant qu’il est considéré comme le garant de toute la nation, soit voté par la majorité c’est-à-dire plus de 50 % d’électeurs. Si cela n’est pas possible au premier tour, le constituant avait prévu un second tour pour départager les deux candidats venus en tête lors du premier round. A ce propos, les deux pôles de la sphère politique congolais se doivent de se mettre d’accord.  Alors que cet écueil n’est pas encore levé, il est imprudent d’en soulever un autre beaucoup plus délicat à savoir : le nombre de mandat présidentiel. Pourtant la Constitution est très claire sur ce point. Seul le peuple souverain peut se permettre de modifier la disposition constitutionnelle y relative et ce, à l’issue d’un référendum. La RDC peut-elle se permettre une telle gageure en ces temps houleux ?

C’est pourquoi, en leur qualité de  » prophètes « , les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) viennent de sonner l’alarme pour prévenir toute tentative de révision constitutionnelle inappropriée. Ils l’ont fait dans un mémo remis il y a quelques jours au chef de l’Etat. Vaut mieux prévenir que guérir dit un vieil adage. Sans doute les pères de l’Eglise catholique en RDC se sont-ils référés à cet adage pour éviter au pays des turbulences aux conséquences inimaginables lorsqu’ils savent que le pays  a déjà maille à partir avec une petite rébellion du M23 qu’il n’arrive pas à maitriser, bien qu’elle soit soutenue de l’extérieur. Qu’en sera-t-il si, par malheur, le pays tout entier s’embrasait se sont-ils interrogés.

L’heure est venue de mettre en garde les concepteurs d’une telle stratégie machiavélique dont le seul but est de vouloir se nourrir aux mamelles de l’Etat au lieu de se lancer dans les investissements productifs au moment où ils sont encore aux affaires. En pareils cas,  leur motivation et de faire croire au chef de l’Etat qu’ils l’aiment, qu’ils sont derrière lui et qu’ils sont capables de mobiliser leurs bases pour un soutien tous azimuts. Les dernières élections des gouverneurs de provinces du Bas-Congo et Orientale sont encore fraîches dans nos mémoires pour que nous oublions  les turpitudes de ces flatteurs impénitents. Ils veulent entraîner le président de la République dans leur schéma suicidaire oubliant qu’après deux mandats électifs  à l’issue desquels il doit s’en aller tête haute, son avenir est garanti dans la mesure où la Constitution fait de lui un sénateur à vie. La postérité retiendra de lui qu’il a été le premier président à être élu démocratiquement et à laisser le pouvoir de manière tout aussi démocratique.

De cette manière, s’il y a aujourd’hui des politiciens de la MP qui désirent perpétuer la même œuvre, qu’ils s’organisent rationnellement pour convaincre le souverain primaire le moment venu, au lieu de vouloir à tout prix s’attaquer à l’aura de l’actuel président de la République. Que chacun sache forger son  chemin dans le roc.

Reste qu’il revient au chef de l’Etat de rester ferme dans ses convictions  pour ne pas tomber dans le piège de ces faucons qui, comme en Côte d’Ivoire, ont entêté Laurent Gbabgo à refuser la voie de la raison. Il est aujourd’hui à La Haye mais personne de ceux-là ne l’a suivi pour partager avec lui le temps difficile qu’il traverse. ¨Pourtant ils disaient  de ne jurer que par lui.

[Rombaut Ot.]

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